Histoire du château
Les premières « traces » du Château de la Commanderie apparaissent dès 1259, sous le nom de « maladrerie de la Levade ». Il s’agissait d’une léproserie des Templiers où on soignait les lépreux. En 1311, les Templiers ont été dissous par le concile de Vienne, puis par le Pape en 1312. Leurs biens devaient passer à l’Ordre de St Jean de Jérusalem, qui deviendra « ordre des chevaliers hospitaliers de Malte », quand après Rhodes, ils obtiendront l’île, en 1530, de la part de Charles-Quint.

A la suppression des templiers, le Dauphin Jean II s’est emparé de la Commanderie d’Echirolles et des terres environnantes. Après diverses interventions, le Dauphin consentit à échanger la Commanderie en 1317, avec une propriété de l’ordre de Malte à Beaurepaire, et la « décharge de garder les lépreux … ».

Après le départ des lépreux, la Commanderie fera partie de la gestion agricole ordinaire des commandeurs d’Echirolles, puis rattaché à Valence. Il semblerait que le château ait été ensuite vendu, aux alentours du XVIéme, car on n’en trouve plus trace dans les procès-verbaux des visiteurs de l’ordre de Malte, et il ne faisait pas partie de l’inventaire des biens nationaux des ordres religieux lors de la révolution française.

En 1808, le château était la propriété de Mr Joseph DASTIER, puis de la famille BRUN (brasseur de bière à Grenoble, et propriétaire des « glacières naturelle de la frise », où ils entreposaient leurs bières (l’entrée de cette glacière est encore visible dans une petite rue derrière le château). C’est cette famille qui remis en état le château en lui ajoutant un étage, au dessus du grand salon, refit les toitures, agrandit l’aile ouest, etc… pour le rendre plus agréable à vivre.

On aperçoit encore deux meurtrières d’origines qui devaient défendre les deux entrées du château, ainsi qu’un sarcophage dont l’origine est encore un mystère.


La famille
En 1891, René de la BROSSE, grand père de Mme de BEAUMONT, achète le château pour se rapprocher de la famille de sa femme (Suzanne CHAPER), dont la mère, Mme Eugène CHAPER (petite fille d’Alphonse PERIER) habite le Château d’Eybens.

René de la BROSSE fut, notamment, un très proche collaborateur d’Aristide BERGES dans la mise en œuvre de la Houille Blanche.

Déjà propriétaire du château de Vizille la dynastie des PERIER (qui n’a rien à voir avec les eaux minérales PERRIER) joua un rôle très important dans l’histoire de France lors de la période révolutionnaire et pendant tout le XIXème siècle.

Grande famille bourgeoise, elle compte parmi ses membres un co-fondateur de la « Banque de France », des députés de l’Isère, un Premier ministre de Louis-Philippe et un Président de la troisième République.

Originaire du Trièves, cette famille apparaît déjà au milieu du XVIIIème comme l’une des plus puissantes du Dauphiné.

C’est principalement Claude PERIER et ses enfants, qui ont donné de grands hommes politique et économique à la France. Dans les années précédant la Révolution , Claude donne une grande ampleur aux activités commerciales développés par son père par la création de la 3éme Compagnie des Indes dont Claude est l’administrateur et le diversificateur, et par l’achat d’une grande plantation de Canne à sucre à St Domingue. En 1780 il chercha à s’anoblir en achetant le marquisat de Vizille, terres et seigneurie. Il y créa une manufacture de toiles et tissage.

Il est intéressant de noter que ce grand bourgeois dauphinois installa les ateliers d’une industrie moderne dans l’ancienne demeure du connétable de Lesdiguières, grand chef de guerre, lieutenant général du roi en Dauphiné au XVIIe.

Seigneur de Vizille à la veille de la Révolution. Claude PÉRIER prendra sa place dans le bouleversement social révolutionnaire en recevant au Château de Vizille l’assemblée politique fondatrice qui allait donner un nouveau souffle historique à l’antique château de Vizille.

Le 10 mai 1788 la Monarchie décida de limiter les pouvoirs du parlement du Dauphiné, qui ne cessait de critiquer le pouvoir Royal dans un contexte de crise économique et politique. Les parlementaires, qui avaient un peu trop manifesté leur mécontentement, furent alors frappés du « décret d’exil » le 7 Juin 1788. Cette injustice provoqua le soulèvement des Grenoblois qui assaillirent les troupes du Roi avec les tuiles des toits de Grenoble. La « journée des tuiles » fut une des tout premiers évènements marquant les prémices de la Révolution Française.

En Juillet, Claude Perier accueille, dans la salle du jeu de Paume de son château, la réunion, interdite, des trois ordres du Dauphiné afin de revendiquer, en autre, le rétablissement du Parlement et la convocation des Etats généraux du Royaume.

L’objectif de la réunion est double : amplifier la protection contre les édits de mai et contenir l’effervescence populaire.


Généalogie résumée

Mr Alphonse PERIER épouse Melle Antoinette de TOURNADRE
7éme fils de Claude PERIER
--> Melle Elisabeth PERIER épouse Mr Henri GIROUD

      --> Melle Valentine GIROUD épouse Mr Eugène CHAPER

        --> Melle Suzanne CHAPER épouse René de la BROSSE
(qui achète la commanderie)

          --> Melle Cécile de la BROSSE épouse Mr Maxime de TOURNADRE

            --> Melle Suzanne de TOURNADRE épouse Mr Henri de BEAUMONT
Actuels propriétaires


Les tableaux du salon des portraits miniatures de la bibliothèque et gravures

Alphonse PERIER Marié à Antoinette de TOURNDADRE
(Ancêtre de Mme de BEAUMONT) 7éme fils de Claude.
Il a acheté le Château d’Eybens en 1810 et fut maire d’Eybens de 1811 à 1831, Député de l’Isère (1834 - 1846), conseiller général de l’Isère, Administrateur de la banque de France.

Partisan de la monarchie, mais déçu de sa politique, il démissionne en 1831. Il reviendra en politique quand son frère Casimir fondera son gouvernement et y restera pendant 18 ans

Son épouse, Antoinette de TOURNADRE, fut l’égérie grenobloise de Henry Beyle Stendhal, qui la qualifie de « plus belle femme du Dauphiné » dans une de ses correspondances avec Mounier *

Alphonse PERIER et Henri BEYLE STENDHAL ont, tous les deux, eu le fameux Abbé RAILLANE comme précepteur, qu’il qualifiai de « fameux coquin dépourvu de toute bonté ». Sa fille Elisabeth épousa Mr Henri GIROUD.

Bernard de TOURNADRE et son épouse Bonne Elisabeth de LAIDET
Parents d’Antoinette de TOURNADRE (femme d’Alphonse PERIER)
Maréchal de camp, Il dirigeait la garnison de Sisteron lorsque Napoléon revint de le l’Ile d’Elbe. Il envoya un message à luis XVIII lui signifiant qu’il pouvait encore arrêter Napoléon à Sisteron mais qu’après il sera trop tard. L’ordre de Louis XVIII lui parvint trop tard, Napoléon était déjà passé…

On remarquera d’ailleurs qu’il porte à la fois la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur (médaille républicaine) et de Chevalier de Saint Louis (médaille monarchique).

Dans la bibliothèque on peut également voir le son fils qui fut envoyé par le Commandant de la Garnison de Grenoble pour arrêter Napoléon, mais il arriva trop tard, et finalement se rallia à lui sur la prairie de la rencontre à Laffrey

Achille CHAPER épousa Henriette TEISSEIRE, la fille de Camille TEISSEIRE (Agent national de la Convention pendant la révolution, et créateur de liqueurs, puis des sirops TEISSEIRE) qui avait lui-même épousé Marine PERIER (fille de Claude PERIER). Leur fils, Eugène CHAPER, épousa Valentine GIROUD, petite fille d’Alphonse PERIER, et grand-mère de Suzanne CHAPER

Pierre de la BROSSE et Anne de la CHAPELLE
Aïeul de René de la BROSSE, qui épousa Suzanne CHAPER, arrière petite fille d’Alphonse PERIER.

 

 

Scipion PERIER
3éme fils de Claude. Administrateur des Mines d’Anzin en 1801 dont la famille est le principal actionnaire. Mines dont Zola s’inspira pour écrire GERMINAL. Fondateur avec Casimir (son frère) de la Banque PERIER à Paris dont il assura la direction, ainsi que des sociétés dont ils étaient propriétaires ( 2 raffineries de sucre vers Paris, 2 filatures, une distillerie, une fonderie à Chaillot). Il s’occupa de l’introduction en France de l’éclairage au gaz.

Il fonda avec un autre banquier, la Caisse d’Epargne et de Prévoyance, dont il fut l’un des directeurs, ensuite il fut nommé régent de la banque de France dont son père Claude fut un des fondateurs.

Il fonda aussi la Compagnie Royale d’assurance (ancêtre du GAN) et se maria avec Louise de DIETRICH qui, jeune fille, accompagna Rouget de l’Isle au piano lorsqu’il composa à Strasbourg la Marseillaise.

Augustin PERIER
Le 1er fils de Claude fut l’un des premiers élèves de l’Ecole Polytechnique. Il reprend les affaires de son père (manufacture de toiles) et développe une activité bancaire (Banque Perier à Paris).
Député de l’Isère en 1829, il siège « centre gauche » à coté de Casimir PERIER. Comme lui il fut nommé par Louis Philippe Pair de France, Président du Conseil général de l’Isère. Son fils, Adolphe PERIER, épousa Nathalie de LAFAYETE, petite-fille du célèbre héros de la liberté et ami de WASHINGTON

Casimir PERIER
4éme fils de Claude.
Il fonda la Banque PERIER avec Scipion, Régent de la banque de France (avant Scipion), Député de paris coté gauche (Monarchie constitutionnelle), Président de la Chambre , Ministre de l’intérieur de Louis Philippe, Président du conseil (1er Ministre), Pair de France. Mort du choléra (1832) en visitant les hôpitaux. Enterré au Père Lachaise.

Son fils Auguste Casimir PERIER : Ambassadeur de France, Ministre de l’intérieur du gouvernement Thiers.

Son petit-fils Jean Casimir PERIER : Député de la seine, Président du Conseil (1893), Président de la République (1894 - 1895), après l’assassinat de Carnot.


Histoire du Dauphiné

Le territoire est occupé par de  nombreuses peuplades que Rome  rassemble. Les Burgondes puis les Francs s'en emparent avant qu'il fasse partie du royaume de Provence.

A partir de 1029, commence à se constituer  le Dauphiné qui intègre le royaume de France en 1349. Soumis aux aléas des guerres, il garde encore une certaine indépendance jusqu'en 1661.

Il est le ferment de la Révolution à laquelle il participe activement. En 1790, il est scindé en 3 départements : l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes.

Pour plus d’informations consultez :
http://badind.chez-alice.fr/Dauphine
http://www.atelierdesdauphins.com/index.htm


Histoire de Grenoble

La première ville, à la confluence du Drac et de l’Isère, apparaît au Ier siècle avant J.-C. sous le nom gaulois de Cularo.

Occupant un site de gué, puis de pont, la bourgade se trouve au croisement des voies vers la Suisse, l’Italie et la Provence. Elle fait d’abord partie de l’immense cité de Vienne et prend peu à peu de l’importance jusqu’à devenir sous l’empereur Gratien (375-383 après J.-C.), chef-lieu de cité sous le nom de Gratianopolis dont les déformations successives feront Grenoble.

L’habitat se concentre à l’origine sur la rive gauche de l’Isère, utilisant une petite éminence à l’abri des crues, tandis que sur la rive droite s’établissent les nécropoles. Au Bas-Empire, la ville reçoit une enceinte fortifiée dont le tracé est encore lisible aujourd’hui dans la topographie de la vieille ville.

Au IVe siècle, la cité devient évêché, avec la construction à l’intérieur de l’enceinte d’un groupe épiscopal, c’est-à-dire de plusieurs églises dont un baptistère. La ville ancienne a été conservée dans un remarquable état d’homogénéité, où restent inscrites les traces de ses accroissements successifs.

Au Moyen Age, les adjonctions des faubourgs fortifiés ne suffisent plus à contenir la population grenobloise; à l’aube de la Renaissance, Grenoble étouffe derrière ses murailles datant du Bas-Empire. Après la période troublée des guerres de Religion, un homme, Lesdiguières, apporte à la ville sa physionomie moderne. Après s’en être emparé en 1590, il la ceint d’un nouveau rempart, terminé à la fin du XVIe siècle, qui triple sa superficie. Sous son impulsion de nombreuses constructions et d’importants embellissements s’opèrent dans la ville. Les nouveaux quartiers se distinguent du noyau le plus ancien par l’organisation des rues aux tracés polygonaux.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la seule voie possible pour relier Grenoble à Vienne ou Lyon passe sur les flancs du mont Rachais. C’est cette route obligée qu’emprunte Lesdiguières avec ses armées pour prendre la ville en 1590. Son premier souci est de fortifier ce point de pénétration. Grenoble affirme sa fonction militaire avant de devenir tête de pont sur la frontière des Alpes lors de guerres incessantes avec la Savoie. Les imposants ouvrages actuels sont construits de 1820 à 1850. Ils sont contemporains du dernier agrandissement de l’enceinte de Grenoble: ultime phase de l’histoire d’une ville qui reste fortifiée jusqu’à l’explosion urbaine du XXe siècle.

L’ANTIQUITE
L’enceinte fortifiée de la ville est l’une des mieux connues de Gaule. Construite entre 283 et 293, ovale, elle protège un espace de 9 ha, réduisant la surface de la ville primitive. Conservée en grande partie jusqu’au XVIe siècle, elle oriente encore aujourd’hui le tracé des rues du centre-ville. Elément majeur de l’urbanisme avec ses 30 tours semi-circulaires, ses hautes courtines, son fossé et ses deux portes monumentales, elle concentre dans son périmètre la vie administrative et religieuse. Ainsi le groupe épiscopal, composé d’un baptistère et d’une cathédrale double, se développe contre le rempart à proximité de la porte Viennoise. A l’extérieur de l’enceinte, les nécropoles s'installent sur la rive droite de l’Isère, à l’abri des crues. A l’emplacement de la future église Saint-Laurent, se développe une des plus importantes nécropoles de Grenoble avec des mausolées visibles aujourd’hui sur le site archéologique.

LE MOYEN AGE
L'un des plus anciens témoins de l’architecture religieuse est l’église cruciforme et à multiples absides, Saint-Laurent sur la rive droite de l’Isère. La crypte ornée d’une colonnade aux VIIe et VIIIe siècles offre un exemple rare de la sculpture du haut Moyen Age. Elle est parvenue intacte malgré les transformations carolingienne et romane de l’église haute. Dressée à l’emplacement de l’antique groupe épiscopal, la cathédrale Notre-Dame, en dépit des transformations du XIXe siècle, conserve dans son gros œuvre sa structure médiévale: la tour-porche du XIIe siècle, chœur et voûte du XIIIe siècle. Avec sa haute et massive tour en brique dominant tout bâtiment alentour, la cathédrale paraît encore comme un symbole de la puissance passée des seigneurs-évêques du Moyen Age. La dépose de la façade en ciment moulée de la fin du XIXe siècle, a rendu visible la disposition de la cathédrale médiévale et la façade primitive de l’église Saint-Hugues attenante. A cet ensemble cathédral médiéval, s’ajoutent les vestiges du baptistère paléochrétien découvert en 1989. Fondée en 1228 par le dauphin Guigues-André, la collégiale Saint-André affirme le pouvoir comtal appelé à concurrencer puis supplanter celui des évêques. A la simplicité du plan et des volumes s’accorde un style pur et dépouillé, accentué par l’emploi de la brique, qui témoigne, en plein XIIIe siècle, de la résistance des provinces méridionales aux conquêtes de l’art gothique de l’Ile-de-France. La tour de l’Ile a été élevée à la fin du XIVe siècle par les consuls afin de renforcer les dépenses du faubourg de l’Ile. Elle a servi de premier hôtel de ville jusqu’à la prise de Grenoble par Lesdiguières à la fin du XVIe siècle.

LA RENAISSANCE
En 1453, le dauphin Louis II, futur roi Louis XI, institue à Grenoble le troisième parlement de France. La ville se trouve dès lors confirmée dans sa vocation de capitale régionale. L’ancien palais du parlement, aujourd’hui palais de justice, est un véritable joyau juxtaposant plusieurs parties d’époque et de style différents: gothique fleuri des années 1500, façade Renaissance du milieu du XVIe siècle, agrandissement de la fin du XIXe siècle. Il possède encore une partie importante de son ancien décor intérieur: boiseries de Paul Jude (v. 1520), aménagement d’ensemble de deux chambres réalisées en 1668 par Daniel Guillebaud sur des cartons de Jean Lepautre, célèbre décorateur parisien. L’hôtel de François Marc (1490) fournit un bon exemple de demeure d’un riche notable, conseiller au parlement. Dans la cour intérieure, accessible par un profond porche, on peut encore voir de belles fenêtres à meneaux, la fine mouluration des arcs, des portes et l’élégante tourelle d’escalier polygonale logée dans un angle de la cour.

LES XVIIe et XVIIIe
Parmi les nombreux hôtels de toutes époques bordant la rue Chenoise, la maison dite de Vaucanson constitue un ensemble d’une rare perfection. Construite dans les années 1630, on peut observer la façade sur rue avec son beau portail Louis XIII et l’escalier d’honneur occupant tout un côté de la cour intérieure où se décèle l’influence de l’architecture italienne contemporaine. Le couvent des Visitandines de Sainte-Marie-d’en-Haut s’établit à partir de 1618 sur les pentes du mont Rachais. La riche décoration baroque de la chapelle en constitue l’un des attraits. Le cloître et les terrains qui dominent la ville ajoutent au charme de cet ensemble, qui abrite ujourd’hui le musée Dauphinois consacré au patrimoine régional. Seul vestige important du palais du Dauphin ou de ses dépendances, la tour du Trésor (XIVe siècle) a été incorporée dans la résidence somptueuse que se fait construire vers 1620 le connétable de Lesdiguières, lieutenant général du roi en Dauphiné. Rachetée en 1719 par les consuls pour servir d’hôtel de ville, la vieille demeure de Lesdiguières reste un souvenir du personnage dont le gouvernement a le plus marqué la ville au XVIIe siècle. L’ancien collège des Jésuites, actuel lycée Stendhal, est un exemple de construction liée à la création de nouveaux quartiers sous Lesdiguières. Commencé en 1660, il garde visibles la distribution des classes dans la cour intérieure et l’horloge astronomique du grand escalier. La façade de la chapelle, réalisée en 1707, appartient au type "à l’italienne".

LE XIXe
A la fin du siècle, Grenoble se revêt d'un décor de béton d'art, des bâtiments hausmanniens du centre-ville à la tour Perret (1924). Cet engouement est lié aux origines grenobloises de Vicat, l'inventeur du ciment artificiel. Cependant, dès 1855, alliant le style orientaliste aux innovations du ciment moulé, le petit palais néo-mauresque de la Casamaures domine l'Isère depuis les contreforts de la Bastille, avec ses jardins en terrasses, dans un arboretum avec fontaines et statues.

LE XXe
La perspective des XXe Jeux olympiques d'hiver de 1968 active la création de nouveaux quartiers et bâtiments remarquables. La maison de la Culture, surnommée "Le Cargo", est conçue par Woginscky en 1965 dans la lignée de Le Corbusier. Revêtue de panneaux sandwichs en tôle émaillée blanche, elle est dotée d'un théâtre mobile unique pour l'époque. En 1967, Maurice Novaria réalise un hôtel de ville composé d'une galette de béton brut de décoffrage surmontée d'une tour de 12 étages habillée d'un mur rideau en aluminium et verre. La même année, de Martini et Junillon s'emparent du thème de la coque pour le palais des Sports, composé de quatre quarts de voûtes en berceaux plein cintre retombant sur des contreforts puissants. Dans les années 70-80, le tourisme d'affaire engendre les complexes d'Alpes-Congrès, Alpexpo et les aménagements du World Trade Center et de la gare Europole. Le musée (1994), un monolithe ouvert par quelques ruptures imprimées à sa façade de béton-résine blanche, valorise sa 5e façade que constitue sa toiture rythmée par des lanterneaux.

Source : http://www.vpah.culture.fr/vpah/rh-alpes/greno-vi.htm

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